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Le Blog de la Culture

Le Blog de la Culture

Le Blog de la culture doit présenter ce qui me plait ou déplaît dans la société, avec une préférence pour l'art en général. Film, Musique, Série, Recette, Livre, Art pictural ou architectural...

Publié le par Clem's Le Corre
Publié dans : #Amour, #Film, #Spoilers, #inspiration, #moi

Coucou again.

Cela faisait longtemps hein ?

J’aurais pu vous parler de déprime ou de dépression ou de toute autre sujet triste, morne, et plutôt réaliste… mais je pense que vous avez compris. Je n’allais pas bien. J’ai tout de même tenté d’écrire, et vous en avez entraperçu le résultat (suite au prochain épisode comme on dit). Durant les quelques derniers mois, disons que la vie m’a apporté tout son lot de galères (Molière). Mais vous le voyez, je suis ici, à vous écrire aujourd’hui. Je ne dis pas que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes (Voltaire), je dis simplement que je travaille à aller mieux, et que aujourd’hui, je suis dans un bon jour.

 

Ne continuons pas sur cette lancée défaitiste, vous n’êtes pas là pour ça. Donc, depuis quelques temps, j’ai beaucoup de temps pour moi (perte d’emploi, tout ça tout ça… ne vous inquiétez pas, mon avenir est radieux et plein d’espoir) et j’en ai profité pour aller souvent au cinéma (carte illimité oblige). Cela m’a permis de faire un constat : j’en ai marre.

 

Oui, vous avez bien lu, j’en ai marre. Mais attention, pas de voir des films, au contraire. J’adore rentrer dans un nouvel univers, me mettre dans la peau des personnages et ressentir des émotions à travers l’écran. Non, j’en ai marre des scénarios planplan, de toutes ces histoires d’amour qui n’ont rien à faire là, ou toutes celles qui sont le cœur du film mais qui se déroulent comme prévu sans qu’on soit surpris, j’en ai marre des prises de vue soit inutiles soit tellement poussées qu’elles dévoilent la fin du film.

 

Laissez moi vous expliquer. Imaginez qu’au début du film, le personnage utilise de la glace pour anesthésier son oreille afin de la percer… et qu’à la fin, vous le voyez récupérer de la glace, vous devez vous douter de quelque chose… et bien, moi je m’en doute dès la première scène… parce que c’est logique, parce que les scénaristes savent qu’il faut nous amener vers la compréhension, comme dans un polar et qu’ils nous offrent toutes les clés pour y arriver (Girls). Et au final, au lieu de regarder le film, on devrait devenir acteur du film, juste parce que l’on est content d’avoir deviné. C’est ce que le scénariste et le réalisateur attendent de nous. Et moi dans tout ça, je suis consciente que 1h30 c’est court mais si chaque scène devient importante à l’histoire, il n’y a plus de surprise… et s’il n’y a plus de surprise, où est l’intérêt du film. Il fut un temps même en connaissant la fin d’un film, on pouvait l’apprécier, juste pour son histoire globale (Titanic). Mais c’était le bon vieux temps… maintenant j’ai bien peur qu’un scénario original est une utopie et que pire que de faire des suites, on nous bassine avec des remakes à tout va (Ps : Disney est le roi de ce jeu là puisque la firme nous ressort tous ces grands succès version film… mais ce ne sont pas les seuls).

 

Un petit air de déjà-vu?

J’ai vu récemment plusieurs films qui m’ont réellement déçu. Le premier : Un roi et son peuple.

C’est un film de Pierre Schoeller avec entre autre Gaspard Ulliel, Adèle Haenel ou Oliver Gourmet, un film français donc. Rassurez-vous, je ne suis pas là pour critiquer les films français…

Un roi et son peuple, c’est un film basée sur le début de la révolution française, de 1789 jusqu’à la chute de Louis XVI. Idée souvent reprise, dans des films plus ou moins bon. Le problème de ce film, pour moi, c’est un problème que l’on rencontre en étudiant l’Histoire. Des quelques cours d’historiographie (plus que je n’aurais souhaité, c’était la matière la plus épuisante moralement et mentalement de mon cursus. Je crois que regarder les nuages durant le même laps de temps aurait été plus passionnant) dont je me souviens (je déconne, mémoire énorme, tout ce que j’ai appris un jour reste dans ma mémoire…), je retiens ceci : schématisons un peu. Il y a eu les historiens événementiels (les dates, les dates, les dates genre 1515 ??? Marignan… on se rappelle de ses cours de collège hein?), il y a eu les historiens des grands (Louis XIV, Napoléon, ce sont les grands noms qui font la France), puis le communisme et les idées de gauche ont initié les historiens des masses (les ouvriers, le peuple, les Français en général comme groupe pensant). Il existe aussi l’histoire du singulier, du commun des mortels (un curé et ses mémoires ou un courtisan à la cour de France qui critique ses voisins…). Si vous avez vu le film, vous comprenez où je veux en venir. Pour chaque période d’étude de l’histoire, et pour chaque école associée, une seule problématique est possible parmi toutes celles proposées plus en haut. Le film, lui, les propose toutes. Evidemment, je me rends compte que mon esprit d’historienne (ratée) est tordu mais le film était, selon mon opinion toujours, brouillon. On suit des gens, des histoires d’amour, des métiers, des grands personnages , des masses, dans un ordre chronologique extrêmement cadré, le tout sans vraiment suivre tout ça, sans comprendre réellement l’importance de certaines scènes, ou même de certains personnages, le tout en 1h30. La scène qui pourtant m’a le plus choqué, a été le procès du roi. J’adorerais voir un film complet sur ce sujet. Un vrai film juridique avec le pour et le contre, pour l’avoir étudié à fond en Fac. Ce qui m’a marqué, c’est la longueur de cette scène, qui aurait du être lourde de sens : on tue un roi, un personnage de droit divin, messager de Dieu, choisi par Dieu, et cela se décide par un vote de personnes élues par le peuple français. C’est une première, c’est nouveau et dangereux, violent par le message et par l’acte lui-même. Au lieu de ça, le film nous ressort une scène des Simpsons (celui de Star Wars, au sujet du sénat). Un quart d’heure peut être (pour ne pas dire une demi-heure) de oui, de non et une succession de grands noms connus de députés Français. Un homme monte à la tribune énonçant à voix haute son choix, et un autre, puis un autre…

Je suis donc ressortie de la salle noire plus que déçue… Pourtant, même si les films français me déçoivent la plupart du temps, les acteurs m’avaient donné envie de voir le film.

1 er film… out

 

Un petit air de déjà-vu?

Deuxième film : A star is born. Un film de Bradley Cooper, avec Bradley Cooper (…) et Lady Gaga. Celui-ci est à l’exacte opposé du premier. Grosse production hollywoodienne, acteur internationaux, énorme budget. Cependant, évidemment, il y a aussi la déception. L’histoire annoncée est basique : une jeune demoiselle qui chante plutôt bien est découverte par un chanteur de country sur le déclin. Ils tombent amoureux. Elle devient célèbre, et lui le supporte mal. Enfin, c’est ce que vous lirez en lisant le synopsis. En réalité, ce n’est pas la célébrité de sa copine/femme qui lui a fait de mal, c’est plus la façon dont elle le devient, en s’oubliant elle-même (univers pop culture sans grands textes, changement de couleur de cheveux, etc). Laissons de côté que le film aurait pu passer sur M6 les après-midi si l’on prend en compte le scénario (ce qui fait du film un basique, mais pas un mauvais), et revenons sur le préjugé qui m’a cruellement choqué. Vous vous souvenez du glaçon de tout à l’heure et de son utilité à la fin du film (le petit indice pour les Sherlock Holmes que vous êtes). Et bien remplacez ça par le mot « suicide » et vous avez le petit indice pour A star is born. Et c’est cette idée là qui a été plus que cruelle pour le film : le présupposé que toute personne ayant tenté une fois de se suicider finira par le refaire, et réussir. C’est fort, violent en fait. Pour toutes les personnes qui ont connu la dépression et l’envie d’en finir comme pour toutes celles qui ont dû faire face à ce problème parmi leurs proches. Autrement, les musiques sont super sympa. On découvre une Lady Gaga sans maquillage, sans grand intérêt en vérité, mais aussi sans artifices dans la voix et la musique et ça, c’est chouette. Je continue à écouter les plus importantes. Donc, film pas mauvais, mais pas génial quand même...

 

Un petit air de déjà-vu?

Troisième film : Girl. Un film de Lukas Dhont avec Victor Polster, Arieh Worthalter et Olivier Bodart parmi d’autres. Vu dans un petit cinéma, c’est un film d’auteur européen. Un thème fort. Un jeune homme en apparence se sent femme et décide de changer de sexe et de faire de la danse classique. On suit donc cette jeune demoiselle en devenir dans sa scolarité spécifique de danse, dans ses relations avec ses amies et sa famille. Sa vision du corps, de la souffrance, de la personnalité, ses douleurs, ses incompréhension, son mal-être. C’est dans ce film que l’on voit le glaçon dont je vous parle depuis le début de l’article. Et finalement, à part cette scène que j’ai trouvé injustifié parce qu’elle nous faisait comprendre la scène final avant qu’elle ne se produise, j’ai été touchée et vraiment ravie par le film. Non, je n’ai pas pleuré. Ou presque pas… ou comme une madeleine, de toute façon, vous n’étiez pas là. Dans tous les cas, je vous le recommande chaudemment.

 

Un petit air de déjà-vu?

Quatrième film : Bohemian Rhapsody. Un film de Bryan Singer avec dans la peau de Freddy Mercury Rami Malek, aussi connu pour Mr Robot ou dans Papillon. J’y suis allée intriguée mais consciente des avis négatifs sur le net. La bande annonce m’avait pourtant bien inspirée. Musique entraînante, en même temps, vu le sujet du film, c’était un peu forcé ; univers inspirant et surtout la possibilité d’en connaître un peu plus sur le groupe qui à fait mon enfance et mon adolescence : Queen. Alors, vous allez me dire que je suis trop jeune pour ça, ou pas mais je connais les 3/4 de leurs titres et la plupart par cœur.

Mais parlons un peu du film. En sortant de la séance, j’étais mitigée. En vue des critiques, je suis rassurée puisque je le pensais pire que ça. Il y a de très bonnes scènes comme la création du magistral « Bohemian Rhapsody ». La musique, quelque soit le titre, est sublime et bien mise en valeur. Le problème majeur : trop de points de vue, comme pour « Un peuple et son roi ». Les films que tout opposent (à part la célébrité du personnage central peut-être…) se retrouvent sur un point : ils ne savent pas se concentrer sur une seule vision.

Dans celui-ci, nous avons l’histoire de Queen, intimement lié à celle de Freddy Mercury, à la musique mais également la vie privée du chanteur, le tout sur fond de chronologie basée sur la sortie des plus grands titres que le groupe a sortis. Ce qui me perturbe le plus, c’est que je pensais apprendre des choses intéressantes sur le personnage et le groupe, et finalement, je n’ai rien appris. On découvre le groupe qui se forme au début du film, et tout d’un coup, on est projeté un an après sans que l’on sache comment ils en ont arrivés là. Faire un biopic en ne prenant que les dates les plus importantes, c’est oublier la conscience même de la personne que l’on décrit. Et quitte à faire ça, un concert géant sur grand écran avec un brin de vie privée aurait été plus logique, un peu comme le film d’Anna Karénine, une scène de théâtre/concert et la vie de Freddy scénarisée et fantastique plus que réaliste, puisque c’est sa créativité et son imagination qui importe le plus. En fait, on ne comprend pas la vision du réalisateur ou du producteur. Le film est basée sur un titre du groupe mais on ne parle pas des autres membres de Queen, on ne parle que de Mercury et de ses frasques, avec quelques petits rappels de sa solitude. C’est comme lire un article sur wikipedia… Autre petit problème à signaler. Notre diva préféré ne souhaitait pas que l’on parle de sa vie privée. Donc même s’il n’y a pas de scène se voulant choquante traitant de sa vie amoureuse, je trouve que le simple fait de l’évoquer est un manque de décence. C’est comme si ses frasques définissait sa musique et que cette dernière ne passait qu’au second plan… Le film n’est pas mauvais, j’ai chanté durant tout la séance. Je vous recommande de le voir, surtout si vous ne connaissez rien à l’histoire du groupe. Il reste intéressant en soi mais pour les grands fan ou les grands connaisseurs, passez votre chemin.

 

Un petit air de déjà-vu?

Dernier film que je décrirais (j’en ai vu plus, mais certains n’ont pas sa place ici) : Un homme pressé.

Une bouffée de fraîcheur française. C’est un film de Hervé Mimran que j’ai souhaité voir parce que j’adore Fabrice Luchini. Mais je dois l’avouer, si je n’avais pas un pass illimité au cinéma, je serais sans doute passée à côté. La bande annonce est claire nette et précise. Il s’agit d’une comédie sur fond de tragédie, puisque l’on rigole du fruit d’un AVC. Un homme d’affaire, qui ne vit que pour son travail, fait un arrêt vasculaire cérébral, et perd une partie de sa mémoire et l’allocution. Il peut parler mais au lieu de mots censés, sortent de sa bouche d’autres mots, formant un mélange plutôt cocasse. L’important de ce film n’est pas la morale, même si elle est touchante, mais la possibilité que l’on peut rire de tout, quand c’est bien fait. Et là, c’est le cas. Après avoir regardé Amour en 2012, j’avais été presque traumatisée par les effets de l’AVC et de ses conséquences. J’ai des grands parents, auxquels je tiens beaucoup. Et l’idée qu’ils disparaissent m’est intolérable, comme tout un chacun. Avec un homme pressé, l’AVC n’est pas une fatalité, c’est une étape de plus dans la vie de l’homme, et c’est de sa guérison que l’on rit. Evidemment, le film n’est pas parfait. Il y a quelques petits détails qui m’ont gênés, mais c’est le film du moment que je vous recommande activement.

 

Et voilà, j’ai poussé ma petite gueulante. c’est fini, rassurez-vous. En fait, je crois que je n'ai qu’une seule chose à dire. Mes amis les scénaristes, vous êtes présents dans ma vie au moins une fois par jour, sur Netflix, dans mes séries, ou au cinéma. J’ai besoin de vous. Prenez une idée, et utilisez là comme elle vient. Je ne veux plus qu’un scénario soit le fruit d’une accumulation de jolies scènes ou de belles paroles que vous avez trouvé et qu’il faut absolument caser quelque part. Trouvez quelque chose de nouveau, d’innovant, de surprenant. Même Lalaland était bien pour ça. Au moins, la fin était surprenante. 

A dans le bus les coco ;)

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