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28 Mai 2015
Ma vie a été plutôt compliqué depuis mon arrivée à Brest. De tous les déménagements que j'ai fait, celui-là a été le plus pénible et je ne peux pas blâmer mes parents pour ça parce qu'il a été mon choix. J'ai perdu de bons amis, et une vie, et une ville que j'aimais, juste par espoir d'une vie meilleure dans la ville de naissance.
Je pensais pouvoir trouver du travail facilement. J'en ai trouver un dans un fast-food, histoire de payer les factures de de pouvoir avoir un vrai chez-moi. Le travail était plaisant, malgré le fait que l'équipe n'était pas accueillante. J'étais déjà formée, et les personnes m'ont pris pour hautaine, alors que j'aimais juste le travail bien fait. J'ai eu du mal à me faire des amis, alors dès qu'un homme est venu vers moi, j'ai accepté son invitation de prendre un café. J'étais si naïve que je n'ai pas compris ses intentions cachées. Malgré cela, il m'a ouvert les yeux sur ma jeunesse, et sur les soirées enivrées avec des amis que j'appréciais.
Dés que j'ai décidé de rompre cette relations malsaine car sans amour, je décidais de chercher mon âme sœur. C'est à ce moment là, en Octobre que je suis tombée sur un homme gentil, timide, et tellement attachant. J'avais peur de lui parler, et je pensais que mon cerveau jouait avec moi, alors j'ai décidé de l'oublier. Mon corps réclamait cependant quelque chose, et mes yeux se tournèrent vers la meilleure expérience de ma vie. J'étais jeune, et je voulais profiter. Je n'étais pas prête à me poser. Ce que je voulais, c'était me faire plaisir, et cette deuxième personne m’offrit tout ce dont je pouvais rêver.
Cependant, toutes les meilleures choses ont une fin. Quand les choses devinrent plus sérieuses, je fuis, effrayée par une vie qui ne me convenait pas encore.
En fuyant, je fis l'erreur de ma vie, ce que je pensais être la meilleure décision à l'époque. Un homme, l'homme timide et gentil, m'a fait ressentir des choses magiques. Avec cet homme, je ne me sentais plus seule. j'avais retrouver cette relation que j'avais avec mon petit frère pendant tellement d'année. L'amitié devient de l'amour, et l'amour fit naître un couple. Ensemble dés le 15 février, on vivait aussi ensemble dés cette date.
C'est à ce moment là que les choses se gâtèrent. Il travaillait avec moi, en temps que responsable. Notre couple était donc mal vu, et moi aussi dans le même coup. Mais je m'en foutais. Le seul objectif vraiment important dans ma vie était de trouver l'amour, de ne plus être seule, et je l'avais trouver. Malgré l'enfer que j'ai connu pendant 1 mois au travail, j'étais heureuse de rentrer à la maison, surtout qu'un petit chien venait de faire son entrée dans notre confortable appartement.
J'ai mi longtemps à accepter ce chien, mais lorsque je fini par démissionner de mon travail pour un apprentissage qui ne fit finalement pas, je fus heureuse de trouver une raison de me lever le matin. Je venais de perdre un rêve, mon emploi, et au fur et à mesure des jours, dés juillet, la dépression se fit une place dans mon cœur. Je m'éloignais progressivement de mes ex, et de mes amis, cherchant le soutien dans le regard d'un homme qui cherchait finalement à me fuir de plus en plus. Les larmes était mon quotidien, et la soumission ma règle d'or. J'étais tellement persuadée que je ne méritais pas la vie que j'avais que je m'étais mis dans la tête qu'il allait me quitter. J'ai fait des erreurs, je me suis engouffrée dans un enfer duquel je ne pouvais plus sortir sans aide.
Cet enfer fut encore plus grand quand ce qui était prédit arriva, et je pense que je l'avais cherché. Un soir, alors que j'étais dévastée par notre situation, je m'écroulais en larme devant lui pour la énième fois. J'attendais juste qu'il me prenne dans ses bras, mais nous avons fini par prendre une pause. Après ça, je n'ai pas compris. Je suis rentré chez mes parents, croyant vraiment que notre couple pouvait être sauver parce que l'amour gagne toujours. Mais j'avais tord.
J'ai attendu une semaine chez mes parents, et le jour où l'on s'est revu après ça, lui ne pensait déjà plus à une réconciliation. Si j'avais pu récupérer toutes mes affaires et tous mes meubles et tous mes souvenirs ce jour là, il aurait été heureux. Moi qui pensait vraiment que notre couple survivrait à tout, je fut brisée.
Sans emploi, sans domicile autre que celui des parents, et avec la dépression qui me faisait penser que j'étais une moins-que-rien inutile, j'étais vraiment plus bas que terre.
Ajoutons une pointe d'humiliation avec le fait qu'il avait une maîtresse, ou peut être juste une amie avec qui il passait tout son temps, jour et nuit et travail, ainsi que le fait que tout le monde était au courant à mon ancien travail et que j'étais la risée de tout le monde. S'en fut trop. Crevée, sur le chemin du retour de Brest jusqu'à chez mes parents. J'ai perdu le contrôle de mon véhicule et de ma vie. A 140 km/h contre une barrière de sécurité, assoupie, le choc fut brutal. Au sortir de la voiture, je réalisais ce qui venais de ce passé. J'étais tendue, amorphe, et dévastée.
La fin de ma nuit se passa aux urgences, et le mois suivant en hôpital psychiatrique. Après 7 mois de dépression, j'avais réellement besoin d'une pause dans ma vie. Une période au calme qui me permettrait de vouloir reprendre le goût de vivre et non plus juste survivre. J'ai retrouver une partie de ce goût quand, à cause d'un médicament, je perdis ma tension, et donc le contrôle de mon corps. Je ne désirais qu'une chose, c'était de le retrouver. De pouvoir me lever à nouveau sans m'évanouir. Je restais ainsi pendant deux jours, et en isolement pendant 5 jours, n'ayant que la tv, le vent dans les arbres, et le corps infirmier pour m'occuper. Cependant, j'étais tellement affaiblie, que je passais mes trois premier jours soit à dormir, soit à regarder un mur nu sans penser ni m’ennuyer.
J'avais passé 5 mois dans le bonheur aveugle de l'amour, et 7 mois dans le malheur aveugle de l'amour puis deux semaines dans le vide. Il était temps que je vive à nouveau.
Je suis aujourd'hui heureuse d'être sortie de cette chambre d'hôpital pour aller à la rencontre des autres patients. On jouaient à des jeux le soir, on discutaient dehors le reste de la journée quand on ne faisait pas du sport ou de l’ergothérapie. C'est personnes restent à tout jamais celles qui m'ont sauvées en plus du corps soignant qui fut d'un grand soutien.
La renaissance est longue et pénible avec de nombreuses rechutes. Les mauvais souvenirs sont ancrés dans ma mémoires et refond surface quand je pense que tout va mieux. Je me bas jour après jour, louant les somnifères que je prends quand j'en ai besoin.
Cette épreuve m'a permis de m'excuser auprès des personnes que j'ai salis par le passé, elle m'a permis de me conforté dans l'idée que j'ai des amis qui sont là pour me soutenir, que j'ai une famille qui m'aide même si je n'en ai pas conscience tous les jours. Et évidemment, elle m'a permis de me créer une vie, une véritable vie avec des personnes qui me sont chères, des endroits où je suis une habituée. Je ne suis plus étouffée par les rumeurs ou les on-dit.
Je reprends ma vie en mains, même si ce n'est pas simple tout les jours.
La seule chose sur laquelle on peut encore me blesser, c'est en parlant de mon chien. Je l'ai perdu dans l'histoire, alors que je le considérais comme mon bébé. C'est la seule chose qui restera gravée dans ma mémoire pour cette période.
J'aurais au moins compris une chose: si la vie de couple est compliquée, c'est que ce n'est pas de l'amour. Si l'on espère que cela aille mieux dans l'avenir, on ira nul part.
Aujourd'hui, je n'ai plus peur de ma situation. J'ai été malmenée par l'amour, et je n'étais pas prête à vivre ce que j'ai vécu. J'ai considéré l'homme que j'aimais comme pleinement adulte mais n'y ai finalement vu qu'un enfant incapable de penser pour deux. Je n'ai pas honte de dire que j'ai été internée parce que ce fut bénéfique dans mon cas. Je sais que certaines personnes pourrait penser que je suis folle, que je suis faible, ou que je suis risible. Je pense au contraire que mon accident et mon séjour à l'hôpital m'ont permis de reprendre contact avec la vie. Après deux ans sur Brest, je peux enfin dire que j'ai des amis, que j'ai des gens qui me soutiennent pleinement. Je n'ai plus besoin de faux-semblant d'amitié parce que certains se sentent trop mal pour affronter la solitude.
Aujourd'hui, je me sens forte. Pas comme un roc, ou un glacier sans émotion, mais suffisamment pour pouvoir affronter mes démons et y faire face. Une nouvelle vie m'attend, riche et heureuse, et j'ai bien l'intention d'en profiter.
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