Le Blog de la culture doit présenter ce qui me plait ou déplaît dans la société, avec une préférence pour l'art en général. Film, Musique, Série, Recette, Livre, Art pictural ou architectural...
11 Mars 2016
C'est étrange, n'est-ce pas de nommer un article comme ça. Pour une personne capable d'écrire, et dont le blog a plus d'un an, pour sûr, encore plus. Mais j'ai vraiment un an. Au diable mon véritable anniversaire (merci les cadeaux quand même), la symbolique prend toute sa place ici, mon anniversaire sera fêté le 11 mars désormais. Pourquoi? tout simplement parce que j'ai failli mourir l'année dernière dans un terrible accident de voiture et que grâce/ a cause de cela, j'ai changé. Je considère ma vie d'avant tellement pleine de déceptions et d'erreur, ainsi que de malheurs, qu'il est préférable de l'oublier pour démarrer une nouvelle vie, tel un phénix.
Certes, certains pourrait trouver cela d'une simplicité et d'une ringardise que de tenter d'oublier le passé, comme dans une volonté de le fuir. Au contraire, je ne l'oublie pas, je fais juste en sorte de le transcender, de passer outre, au delà de cette fille qui était trop naïve, trop influençable, trop bête pourrais-je même dire.
Cette volonté de vie nouvelle ne vient pas de ma rupture (il y a un an et et mois environ, qu'importe), mais de tout ce qui l'entoure. J'ai fait confiance à des personnes, j'ai apprécié des personnes, qui finalement, ne m'ont apporté que de la déception, amour, amitié et connaissances comprises. J'ai été trahie par des personnes à qui je tenais, et j'ai préféré m'en éloigner. Je n'oublierais jamais que c'est moi qui ai décidé de quitter mon boulot parce que la directrice ne pouvait me supporter et me le faisait bien comprendre. J'ai également décidé de ne pas porter plainte contre elle, même si j'avais de quoi la faire tomber. J'ai décidé de quitter mon ex, en prenant mes affaires et rentrant chez mes parents. Oui, c'est moi, et je garderais ça en tête, qui est eu le courage de briser la routine et de partir (même si ma volonté n'était pas d'en finir à ce moment là). Si je ne l'avais pas fait, on serait resté ensemble encore quelques jours, mois... jusqu'à ce qu'il me trompe ouvertement...
Cet accident a été un tremplin. Je quittais Brest où plus rien ne m'attendait, et j'allais vers chez mes parents où je ne voulais pas aller à ce moment là. Je désirais le calme, la tranquillité... tel un Hamlet: "To die, to sleep...". Évidemment, il m'en restera des séquelles, autant psychologiques que physiques, mais finalement, mieux vaut-il se noyer? ou toucher le fond pour tenter de se relever? Et si l'on continue dans cette métaphore, je ne suis arrivée qu'à la surface de mon périple. Reste encore à trouver le rivage que seront une vie paisible, avec mon emploi, mon chien et ma maison dans un petit village de campagne de France.
Restent encore dans mon esprit certaines phrases, certains airs, ou certains passages de cette rupture qui sont gravés dans ma mémoire: les voix, les visages tendent à disparaitre mais toujours pas les intentions. Comment oublier que j'ai détesté mon chien durant les dernières minutes de notre vie commune alors que j'aurais du le serrer dans mes bras, le caresser, le cajoler, et presque le prendre avec moi. Comment oublier que la fidèle amie présente lors des échanges poétiques entre mon ex et moi était en fait sa "maitresse"? Malgré tous les signes évident, j'ai mis du temps à comprendre. Enfin, maintenant, je peux être rassurée, la grossesse confirme bien mes pensées. C'est une chose drôle que la vie et le destin, n'est-ce pas? Sur deux rupture sur trois, deux hommes se sont retrouvés avec une annonce toute particulière et non-attendue de grossesse dans les mois qui suivaient la rupture... Ce n'est pas comme si c'était le pire truc que je pouvais leur souhaiter, et que j'étais heureuse pour eux ( Rire): "Clem's, agence matrimoniale, sortez avec moi, et vous trouvez l'âme sœur en deux mois". Super slogan.
Je sais que la colère est encore un dopant pour mon cerveau, et que j'ai du mal à la canaliser, mais bonne chose tout de même: seules les personnes concernées en font les frais... C'est déjà une bonne chose. Oui, je regrette d'avoir perdu le contact avec des gens sympathiques dans l'histoire, mais aujourd'hui, je n'ai pas à me plaindre. J'arrive en plus à choisir mes amis aujourd'hui. Quand l'égo prend le dessus sur l'amitié, je vire. Quand les insultes viennent à la première dispute, je vire. Je ne fait plus d'effort pour les gens que je n'estime plus. Je reste polie, voir amicale, mais je n'attends plus rien en vérité.
J'ai au moins appris une chose: il y a suffisamment de personnes sur terre pour ne pas être seul quand on le désire, et je suis suffisamment amicale pour m'assurer une vie entourée. Nous n'avons pas besoin de fréquenter des monstres, juste parce que nous avons peur de l'inconnu: l'inconnu parait presque plus enchantant qu'une vie prêt d'un sociopathe égocentrique et manipulateur (c'est bizarre, en l'écrivant, j'ai pensé à deux personnes... Rire, je dois avoir un problème...). Non, vivre à la maison et faire tout ce qu'un homme désire pour le rendre heureux, ne le rend pas heureux et ne vous rend pas heureuse!! Passez à autre chose quand vous vous sentez mourir à petit feu, n'attendez pas, agissez.
Ah, autre chose, avant que j'oublie, je suis folle, oui, je le reconnais. J'ai un problème, peut être, une pathologie grave qui a atteint le cerveau, sans doute. Mais une chose est sûre, c'est que je sais qui je suis!! Et toi, qui es-tu?
A Elizabeth... Un amour éphémère mais sincère.