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Le Blog de la Culture

Le Blog de la culture doit présenter ce qui me plait ou déplaît dans la société, avec une préférence pour l'art en général. Film, Musique, Série, Recette, Livre, Art pictural ou architectural...

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Edward aux mains d'argent

Le film que je présente aujourd’hui est un conte de Noël. Pas vraiment l’époque, mais c’est le plus significatif de l’univers Burtonnien. Il est sorti la semaine de ma naissance, (ok, ça donne un coup de vieux…), le 7 décembre 1990 et reste pourtant un très beau film.

« Edward aux mains d’argent » est basé sur un dessin de Tim Burton, reflétant la solitude, la tristesse de son état, l’innocence, la naïveté mais aussi la beauté. De grands yeux expressifs, un costume noir et argent, des cheveux ébouriffés, assez longiligne et plutôt grand, et des ciseaux à la place des mains, etc. Le jour où Tim décide de produire un film sur ce personnage, la question de l’acteur est très compliquée. De nombreux acteurs connus sont appelés tels Tom Cruise pour passer le casting mais c’est finalement un jeune homme catégorisé « belle gueule », qui est choisi, pour la beauté de ses yeux : Johnny Depp. C’est le premier film d’une longue collaboration entre les deux hommes.

Le conte d’ « Edward aux mains d’argent » raconte l’histoire d’un homme, créé par un inventeur solitaire, joué par Vincent Price, mais qui n’est pas terminé : ses mains sont encore en métal : des ciseaux. Celui-ci est alors découvert dans son château par une vendeuse de marketing et emmené dans son quartier où elle tente de lui faire une place.

Le premier plan montre des monstres en pierre, de nombreuses toiles d’araignée, beaucoup de poussière, … Tout d’un coup, après une brève introduction qui amène le sujet par une question étrange de Noël : D’où vient la neige ?, on change brutalement de cadre avec une parodie de la vie de quartier américain qui n’est pas sans rappeler sa jeunesse de Burbank. Des maisons colorées, toutes différentes, des femmes au foyer qui adorent les rumeurs, le balai des voitures le matin et le soir quand les hommes partent ou rentrent du boulot, etc.

Différents cadres se suivent. Le quartier est conçu en bas d’une colline ou sied le château. Le portail séparant les deux est alors le passage d’un univers à un autre : entre le monde réel tel que le voit Burton et le monde imaginaire : un jardin sculpté ou tout est à sa place, coloré, emplis de créatures, d’objets formés dans la végétation. Le château en lui-même est délabré, et recèle tout ce dont on peut espérer voir d’une création de Burton : la pénombre avec quelques filets de lumière sur ce qui importe le plus, un grand escalier biscornu, des portes énormes, la poussière, les créatures en pierre, dans un esprit macabre. Le toit, donnant sur la chambre d’Edward, étant éventré, n’est pas sans rappeler celui de la chambre du petit Charlie et la chocolaterie ou même celui du barbier Sweeny todd.

La première fois que l’on voit le personnage d’Edward, on voit en premier lieu, une créature avec des ciseaux, d’apparence monstrueuse et dangereuse, mais la lumière est faite sur son visage, et cette idée du monstre disparaît complètement pour laisser place à la vision de l’innocence pure de cet être tourmenté par la solitude. Les yeux du personnage, et de l’acteur reflète une si sincère humanité, émotion que le dialogue y est presque superflu. On s’étonne même de le voir parler à quelques rares reprises.

Dans cette idée ou un tel être pourrait exister, le film pose la question de son intégration dans la société, où il serait considéré comme une bête de foire, un diable, dangereux, mauvais. De même, la morale est assez commune mais si réaliste : qu’est ce qui fait la bête, qu’est ce qui fait l’homme ?

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Edward aux mains d'argent
Edward aux mains d'argent
Edward aux mains d'argent
Edward aux mains d'argent

J'ai toujours été fasciné par le parallèle qui existe entre la vie en banlieue et les films d'horreur.

Tim Burton

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